• Enrayer la fuite des cerveaux - dessin humoristique

      Une du Nouvelliste, 5 février 2004

    2000 – Le passage du 21ème siècle

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    En un siècle, les modèles de migration ont profondément changé. Les autorités helvétiques cherchent donc à adapter leur politique migratoire afin de gérer aux mieux les différents flux.
    Après le système des quotas, introduit en 1970, puis le modèle, éphémère, des 3 cercles, imaginé au début des années 90, la libre-circulation devient de mise dès les années 2000 pour les ressortissants de l’Union Européenne (UE). Le niveau de qualification fait quant à lui office de critère d’admission pour les ressortissants de pays non-membres de l’UE.

    Les demandes d’asile continuent pour leur part d’affluer, en provenance de différentes zones de conflit. Les origines des réfugiés évoluent peu à peu des Balkans vers l’Afrique ou l’Asie. Au début des années 2000, les requérants représentent moins de 1% de la population valaisanne.

    Dans le même temps, l’émigration vers d’autres cantons suisses se poursuit. Comme plusieurs régions suisses, le Valais connaît un départ (ou plutôt un non-retour) considérable de sa population la mieux formée, celle issue des universités et des EPF ou des Hautes Ecoles. On parle d’un « exode des compétences ». En prenant le lieu de travail comme indicateur de la migration, deux personnes sur trois en possession d’un diplôme d’une haute école migrent. La principale raison de cette migration des diplômés réside dans le manque de places de travail correspondant aux attentes et le manque de possibilités de carrière ou de formation continue qui caractérisent le marché valaisan. La différence de mentalité, mais aussi de revenu est également évoquée par les exilés valaisans.