• Internés polonais, Granges

      Internés polonais, Granges, Ca 1942-1943

    • Internés polonais, Granges

      Internés polonais, Granges, Ca 1942-1943

    1939 – La 2ème guerre mondiale

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    Durant la guerre de 39-45, la Suisse accueille plusieurs dizaines de milliers de réfugiés. Le Valais n’y échappe pas. La première vague arrive en 1942, suivie d’une deuxième en 1943, puis d’un 3ème et dernier afflux en 1944. Militaires internés, prisonniers de guerre évadés, déserteurs ou encore personnes hospitalisées sont hébergés dans des homes d’accueil ou des camps. Plus de 30 communes valaisannes seront confrontées à ce type d’hébergement.

    Le saviez-vous?

    « En février 1943, dix camps d’internement figuraient dans le secteur Rhône, dont six en Valais. Le camp d’Illarsaz constituait le plus grand camp valaisan avec 190 occupants, suivi de Châteauneuf (180), de Granges-Lens (128) et de Saillon (103). Deux détachements de travail occupaient encore nonante internés aux mines de Chandoline et dix-neuf à celles du Mont-Chemin. Ainsi, sur 1027 internés militaires du secteur Rhône, 710 étaient placés en Valais.»

    David Michelian, Camps et homes d’accueil valaisans (2005), p.72

    Ces réfugiés étaient d’origines multiples : des Polonais internés, aux Soviétiques évadés du 3ème Reich durant la fin du conflit, en passant par les internés civils et militaires italiens ou encore les réfugiés juifs.

    Bien souvent, ces étrangers exilés participaient aux travaux en Valais, que ce soit dans les mines, la construction de barrages et chemins de fer ou dans l’agriculture et la création de canaux. Leurs conditions de vie étaient difficiles, tant au niveau des infrastructures mises à disposition que de la rudesse du travail à fournir.

    Durant cette période, le nombre de permis de séjour octroyés devient lui insignifiant. L’afflux d’étrangers reprendra avec le développement économique d’après-guerre.