• employés de Giovanola

      Employés de Giovanola vers 1924-26 © photo Vieux-Monthey

    1919-1939 – L’entre-deux-guerres

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    Après la première guerre mondiale, ce climat d’instabilité économique et de montée du nationalisme perdure. Le nombre d’étrangers poursuit sa baisse, alors que la politique migratoire se met en place. La première loi sur le séjour et l’établissement des étrangers aboutit au début des années 30. Ce texte vise à restreindre l’immigration tout en permettant une certaine flexibilité, nécessaire au marché du travail.
    Dans le même temps, le labeur se poursuit sur les chantiers, dans des conditions qui restent souvent difficiles. Mais la lutte ouvrière s’institutionnalise sous l’effet de la naissance des syndicats. En 1919, l’Union ouvrière valaisanne voit le jour. En 1929, la Fédération valaisanne des corporations et des syndicats chrétiens est fondée. « Certains syndicats s’opposent d’ailleurs à l’engagement de travailleurs étrangers », relève Jean-Henry Papilloud.

    Le saviez-vous?

    1917 marque l’arrivée au premier plan de la question sociale en Valais. Cette année-là, la grève de Chippis frappe l’industrie valaisanne, avec des répercussions au-delà des frontières cantonales. Cet impact est lié, d’une part au fait que le mouvement frappe une industrie stratégique pour l’économie valaisanne et suisse et, d’autre part, qu’il touche le plus important employeur du Valais, qui compte près de 80% d’ouvriers valaisans.

    Sur le plan de l’émigration, la fin de la guerre coïncide, on l’a vu, avec une baisse des départs Outre-mer. Le développement urbain change en effet la donne et fait apparaitre de nouveaux foyers d’attraction. Les Valaisans se tournent vers d’autres pôles de croissance, comme Genève et Lausanne. Alors que seul 1% des Valaisans étaient établis dans d’autres cantons en 1860, ils sont près de 10% en 1920. « Au début des années 30, le Valais placera même des chômeurs dans d’autres cantons », explique Jean-Henry Papilloud.
    Malgré tout, durant cette période, le Valais attire toujours plus d’habitants qu’il n’en perd.